{"id":1063,"date":"2013-01-10T16:10:29","date_gmt":"2013-01-10T15:10:29","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cavalaire-environnement.com\/article\/?p=1063"},"modified":"2013-07-26T16:18:22","modified_gmt":"2013-07-26T15:18:22","slug":"les-tragos-resistent","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cavalaire-environnement.com\/article\/2013\/01\/10\/les-tragos-resistent\/","title":{"rendered":"Les Tragos r\u00e9sistent"},"content":{"rendered":"<p>2013 devrait voir la conclusion de la derni\u00e8re transaction entre l\u2019EPF et le Conservatoire, la ferme de Pardigon, mais aussi le red\u00e9marrage du Comit\u00e9 de Pilotage auquel les trois associations locales participent (ASSCV, Vivre et CSBC). Le sort de l\u2019association les Tragos devrait \u00eatre \u00e9tudi\u00e9 et des d\u00e9cisions acceptables pour la survie de cette troupe de th\u00e9\u00e2tre devraient \u00eatre prises.<\/p>\n<p>Le dossier est loin d\u2019\u00eatre clos, la combativit\u00e9 de nos amis \u00ab\u00a0th\u00e9\u00e2treux\u00a0\u00bb est forte, en t\u00e9moigne cet extrait de Var matin du 30 d\u00e9cembre 2012 :<\/p>\n<h2><span style=\"color: #0000ff;\"><strong>Cavalaire: les Tragos somm\u00e9s de quitter le th\u00e9\u00e2tre de Pardigon<\/strong><\/span><\/h2>\n<p><strong>Somm\u00e9s de quitter les lieux au plus tard le 31 d\u00e9cembre, les organisateurs du festival de Pardigon ont d\u00e9cid\u00e9 de faire de la r\u00e9sistance. <\/strong>Ils ne quitteront pas La Ferme, leur repaire depuis 1976, \u00e0 deux pas de la mer.<\/p>\n<p>Dans une longue lettre adress\u00e9e r\u00e9cemment au pr\u00e9fet, la pr\u00e9sidente de la compagnie de Tragos et le pr\u00e9sident du festival font l&rsquo;historique de cette manifestation, cr\u00e9\u00e9e il y a 35 ans.<\/p>\n<p>Au fil des paragraphes, Mireille Guerrero et Emmanuel Seignez rappellent qu&rsquo;ils b\u00e9n\u00e9ficiaient d&rsquo;un bail accord\u00e9 par l&rsquo;ancien propri\u00e9taire \u00ab Pierre et Vacances \u00bb.<\/p>\n<p><strong>Un double langage<\/strong><\/p>\n<p>Aujourd&rsquo;hui, class\u00e9e espace remarquable, en passe d&rsquo;\u00eatre c\u00e9d\u00e9 par l&rsquo;EPFR(1) au Conservatoire du littoral, cette zone fait l&rsquo;objet d&rsquo;un projet culturel avec objectif mus\u00e9al&#8230; Concr\u00e9tisation de ce projet \u00e0 l&rsquo;horizon 2020 et plus tard encore au rythme des r\u00e9unions du comit\u00e9 de pilotage qui suit un train-train bien lent.<\/p>\n<p><em>\u00ab Nous ne comprenons pas le double langage tenu par ces deux structures,<\/em>confie M. Seignez<em>. Hier, la Ferme \u00e9tait \u00e0 vendre(2), aujourd&rsquo;hui celle-ci ne l&rsquo;est plus. Pourtant on nous oblige \u00e0 partir, car les b\u00e2timents ne respectent pas les normes de s\u00e9curit\u00e9.<\/em> \u00bb<\/p>\n<p>Les locataires, qui ont fait proc\u00e9der \u00e0 une \u00e9tude par un bureau sp\u00e9cialis\u00e9, l&rsquo;APAVE, \u00e9taient pr\u00eats \u00e0 prendre en charge le co\u00fbt de ce type de travaux. <em>\u00ab Nous aurions ainsi dispos\u00e9 d&rsquo;une sc\u00e8ne durant l&rsquo;\u00e9t\u00e9 2013, jusqu&rsquo;\u00e0 ce que la Bergerie, qui nous est propos\u00e9e de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 la RD 559, soit utilisable<\/em>(3).<em>\u00bb<\/em><\/p>\n<p>Or, la sommation par voie d&rsquo;huissier qui vient d&rsquo;\u00eatre pr\u00e9sent\u00e9e aux Tragos, confirme toutes les incitations verbales \u00e0 d\u00e9guerpir, puis postales, d&rsquo;abord aimables, enfin comminatoires, ne laisse pas de doute sur le dessein de l&rsquo;acqu\u00e9reur.<\/p>\n<p><em>\u00ab La raison de nous expulser r\u00e9side dans une incompatibilit\u00e9 entre La Bastide (commun\u00e9ment baptis\u00e9e \u00ab\u00a0La Ferme\u00a0\u00bb) et l&rsquo;usage que nous en faisons<\/em>\u00bb, conclut, amer, le pr\u00e9sident.<\/p>\n<p><strong>\u00ab On nous ment \u00bb<\/strong><\/p>\n<p>Le pr\u00e9sident du Festival des Tragos ne m\u00e2che pas ses mots. \u00ab On nous m\u00e8ne en bateau depuis des mois, on nous ment, les nouveaux propri\u00e9taires sont de mauvaise foi, on veut nous intimider. \u00bb Et Emmanuel Seignez de s\u2019\u00e9tonner : \u00ab Le bail en bonne et due forme que nous avons sign\u00e9 avec Pierre et Vacances, (le propri\u00e9taire, Ndlr) \u00e0 la fin du si\u00e8cle dernier, n\u2019a m\u00eame pas \u00e9t\u00e9 d\u00e9nonc\u00e9! \u00bb \u00ab \u00c0 propos de la s\u00e9curit\u00e9, qui justifie l\u2019expulsion donn\u00e9e par l\u2019EPFR, c\u2019est de la rigolade! Foutaise que cette obligation de construire un deuxi\u00e8me escalier pour \u00e9vacuer les personnes du 1er \u00e9tage en cas d\u2019incendie. En r\u00e9alit\u00e9, ces dispositions l\u00e9gales ne s\u2019appliquent que dans des constructions de deux \u00e9tages (R +2) et pour un accueil de 50 personnes. Or, nous n\u2019atteignons cet effectif que lorsque nous accueillons une troupe durant notre festival. \u00bb<\/p>\n<p>Plus que jamais, les organisateurs (la famille Guerrero et toute l\u2019\u00e9quipe dirigeante) du festival ne veulent pas se laisser faire.\u2028M. Seignez rappelle des statistiques tr\u00e8s flatteuses depuis trente ans. Elles parlent d\u2019elles-m\u00eames : une vingtaine de troupes professionnelles se produit chaque ann\u00e9e, plus de 50 repr\u00e9sentations sont \u00e0 l\u2019affiche, 10 000 spectateurs chaque \u00e9t\u00e9, 530 adh\u00e9rents, une directrice en CDI, plusieurs postes en CDD en haute saison. La balle est dans le camp du pr\u00e9fet. Dans sa r\u00e9ponse, il peut frapper les trois coups d\u2019une r\u00e9surrection. Un v\u0153u opportun \u00e0 formuler \u00e0 la veille de ce nouveau mill\u00e9sime!<\/p>\n<p>1. L&rsquo;\u00e9tablissement public foncier r\u00e9gional qui porte le projet depuis quatre ans est sur le point de c\u00e9der les 98 ha (dont La Ferme dite de Pardigon) au Conservatoire du littoral.<\/p>\n<p>2. Au printemps dernier, lorsque les b\u00e2timents \u00e9taient \u00e0 vendre, l&rsquo;appel \u00e0 souscription pour acheter ceux-ci, n&rsquo;avait pas \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9 en vain. En effet, les promesses de dons ont alors d\u00e9pass\u00e9 100 000 e, Richard Bohringer ayant \u00e9t\u00e9 l&rsquo;un des premiers \u00e0 avoir r\u00e9pondu favorablement. Une p\u00e9tition de 800 signataires continue de circuler dans les communes du golfe.<\/p>\n<p>3. La ville de Cavalaire, qui a refus\u00e9 d&rsquo;acqu\u00e9rir au printemps dernier, La Ferme est pr\u00eate \u00e0 participer financi\u00e8rement aux travaux de r\u00e9habilitation de la Bergerie, lieu que le CDL est pr\u00eat \u00e0 mettre \u00e0 disposition. Mais le maire, Annick Napol\u00e9on souhaiterait que cette structure ne soit pas utilis\u00e9e exclusivement par les Tragos.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>2013 devrait voir la conclusion de la derni\u00e8re transaction entre l\u2019EPF et le Conservatoire, la ferme de Pardigon, mais aussi le red\u00e9marrage du Comit\u00e9 de Pilotage auquel les trois associations locales participent (ASSCV, Vivre et CSBC). 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